Aura de merde

Classé dans : L'Amoureux, Les affaires drôles, Moi, Mon aura, Souvenirs — lancolia at 9:37 on Dimanche, février 10, 2008

À la fin du mois de janvier, je vous promettais un post sur mes auras qui me poursuivent depuis quelques années. En réalité, j’en ai un plus récurent que les autres. Voici donc mon récit, vraiment trop long, mais merde! il est 8 h 40, un dimanche matin!

Cet aura est apparu il doit y avoir près de deux ans de cela, au spectacle de Daniel Lemire. Assise à côté d’un petit couple dans la cinquantaine, rien ne laissait présager le terrible qui allait se dérouler peu de temps après, alors qu’un couple (la femme, un verre de vin à la main, et l’homme, l’air d’un tueur) vient avertir mes voisins de siège qu’ils ne sont pas assis au bon endroit et qu’il s’agit de leur place.

Oh merde!

Aussitôt les fesses posées sur le siège moelleux, la Dégueux (son surnom depuis l’événement) me laisse bien vite découvrir que la soirée risque d’être longue et pénible. L’odeur d’alcool qu’elle émane aurait quasiment pu diminuer les facultés des gens autour.

20 h - Le spectacle commence
Déjà, la Dégueux rit beaucoup trop fort, trop longtemps, ce qui m’empêche d’entendre le gag suivant. Après quelques minutes, elle s’esclaffe en plein milieu des lignes de l’humoriste. Extrait :

Daniel Lemire : L’autre jour, j’étais en voiture et je fais un u-turn
Dégueux : HA! HA! HA!!! U-turn!!!!!!!!!!!!!!
Daniel Lemire : (fin du gag que je n’entends pas par la faute de l’hystérique)
Salle et Amoureux : HA! HA! HA!
Moi : (Tabarnak!!!!!!!)

Un peu plus tard, mais toujours pendant la première partie - qui m’a parue une éternité, elle le trouve si bon Daniel Lemire, qu’elle s’en tape les cuisses… et les miennes! Wôôô!! Trop d’intimité, la Dégueux!

Ai-je oublié de vous mentionner qu’à chacun de ces éclats de rire, elle s’étouffait au point de quasiment cracher ses poumons? Vous ai-je déjà mentionné qu’une des choses qui m’horripile le plus dans la vie est une toux qui annonce à coup sûr un crachat - en fait, tout ce qui a trait au crachat et à la bave? Résultat : Oui, j’ai failli vomir sur les pieds d’Amoureux. Je ne tenais à ce point plus sur mon siège qu’Amoureux me proposait de changer de place et de lui péter la yeule. J’ai notamment du lui rappeler que 1) ça ne se faisait pas et que 2) son chum avait l’air d’un tueur prêt à écrabouiller n’importe qui.

Environ 15 minutes avant la fin de la première partie, un agent de sécurité est venu s’asseoir dans les escaliers, à hauteur de notre rangée, afin de la surveiller. Elle s’est contenue, je vous dirais…

Finale de l’histoire : À l’entracte, Madame Dégueux avait envie de pipi et d’un nouveau drink. En essayant de passer devant nous pour sortir de la rangée, elle tombe assise sur Amoureux, qui la repousse par réflexe. Elle monte péniblement les escaliers et, bizarrement, elle ne revient que pour tenir cette conversation avec son Tueur :

Dégueux : Hey! Donne-moi les clés de ton châr, y veulent pu que je reste dans la salle!
Tueur : T’es folle! J’te donne pas mes clés!
Dégueux : Donne-moé lé, criss! J’partirai pas avec ton châr!

Tueur lui a finalement donné ses clés. Moi, je n’ai pas vomi. Moi, je ne me souviens de rien du spectacle outre le criss de uuuuu-tuuurn! dont je ne connais même pas le punch!

Après cet épisode que je qualifierais de merdique, je me suis toujours retrouvée dans une salle aux côtés de la personne la plus bruyante, la plus dérangeante et qui, par conséquent, nuira à mon appréciation du spectacle. Dans le cas d’une salle plus intime, c’est évident que je me retrouverai en présence d’un de ses impolis qui coupe l’artiste parce qu’ils sont tellement drôles.

Ça m’est arrivé au spectacle de La Relève de l’École de l’humour, où une dame (saoule, c’est sûr) essayait d’être plus drôle qu’Alexandre Barrette. Probablement par manque d’expérience, le nouvel humoriste était constamment distrait par les intervention de la Gossante et répondait à toutes ses questions jusqu’à ce qu’il lui sorte son savoureux : Scuse-moi, là, mais ta gueule! ou quelque chose dans ce genre.

Ça m’est aussi arrivé lorsque je suis allée voir Michel Barrette avec Amoureux - son cadeau de fête. Tsé, il me semble qu’au moment où l’humoriste, que tu admires visiblement, te dit clairement que tu le déranges dans son travail et que tu es désagréable, ta gueule, tu la fermes!!

 Voilà pour mon aura qui, je vous rassure, perd de son intensité avec le temps. Au grand plaisir de mes compagnons de shows, je dois le dire!!

Un commentaire »

10

Commentaire par Z@beille

12 février 2008 @ 10:1

WOW. Je ne veux JUSTE pas connaître pareilles personnes! LOL. Mais y’en as-tu des innocents un ti-peu! Au fait, le lien que tu m’a donné ne fonctionne pas…:( C’est y’où???
Bonne journée, bella et bonne continuation!
Ely

Flux RSS des commentaires de cet article. TrackBack URI

Laisser un commentaire

XHTML: You can use these tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>