À ceux que j’aime, à ceux qui m’aiment

Classé dans : La famille, Les affaires tristes, Moi, Snif!, Souvenirs — lancolia at 8:02 on Mercredi, juillet 30, 2008

Quand je ne serai plus là, lâchez-moi!
Laissez-moi partir
Car j’ai tellement de choses à faire et à voir!
Ne pleurez pas en pensant à moi!
Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour!

Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m’avez apporté!
Je vous remercie pour l’amour que chacun m’a démontré!
Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.

Nous ne serons séparés que pour quelque temps!
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur!
Je ne suis pas loin et la vie continue!
Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai!
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là
Et si vous écoutez votre coeur, vous sentirez clairement
La douceur de l’amour que j’apporterai!

Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absent de mon corps, présent avec Dieu!
N’allez pas sur ma tombe pour pleurer!

Je ne suis pas là, je ne dors pas!
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d’automne,
Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l’étoile qui brille dans la nuit!
N’allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.
- Prière amérindienne

* Il s’agit du texte lu par moi, mon frère et mes cousines aux funérailles de mon grand-père… avec émotion, il va sans dire… J’ai lu le deuxième paragraphe et mon frère, le dernier.

Gone

Classé dans : La famille, Les affaires tristes, Snif! — lancolia at 8:45 on Lundi, juillet 14, 2008

À 3 h 05.

Encore…

Classé dans : La famille, Les affaires tristes, Snif! — lancolia at 11:32 on Lundi, juillet 14, 2008

L’attente insoutenable…

Classé dans : La famille, Les affaires tristes, Moi, Snif!, Souvenirs — lancolia at 11:26 on Dimanche, juillet 13, 2008

Il ne verra jamais mon petit chez-moi d’adulte.

Il n’assistera pas à mes noces.

Il ne connaîtra pas mes enfants.

Il ne me fera plus de clin d’oeil accompagné d’un sourire en coin.

Il ne me regardera plus de ses yeux bleus intenses.

Mes parents resteront à l’hôpital jusqu’à 2h du matin, heure à laquelle d’autres membres de la famille prendront le relais au chevet de mon grand-père. Paraît que ce n’est qu’une question d’heures…

Suite…

Classé dans : La famille, Les affaires tristes, Moi, Snif! — lancolia at 8:47 on Dimanche, juillet 13, 2008

Envie de dormir continuellement. Pression basse. Pneumonie. Paralysie. Incapacité à parler. Cerveau enflé. Dose de morphine. 3 ACV. 4 jours d’hospitalisation. 87 ans.

Résumé de la vie de mon Grand-père depuis mardi soir dernier.

Sentiment de dormir éveillé. Pleurs. Pensées pessimistes. Pensées optimistes. Regret. Déception. Souvenirs heureux.

Résumé de ma vie depuis mardi soir.

Please, hang on!

Classé dans : La famille, Les affaires tristes, Moi, Snif!, Vie d'adulte, Vie de blogueuse — lancolia at 12:22 on Jeudi, juillet 10, 2008

Je ne me considère pas comme une grande blogueuse. Je ne fais pas preuve d’une grande assiduité dans la publication de billets et je n’écris souvent que pour mes coups de gueules ou mes coups de coeur. Souvent, sous le coup de l’émotion.

Et c’est sur le coup de l’émotion que je vous écris aussi, aujourd’hui. En fait, je ne serai pas très orginale et ne ferai que copier/coller le courriel envoyé à mes amis.

« Je vous écris pour vous annoncer une nouvelle pas très drôle. Mon grand-père paternel est à l’hôpital depuis mardi soir après avoir fait un petit ACV chez lui. Il en a fait un autre hier matin, à l’hôpital et, heureusement, son “coloc” de chambre l’a entendu râler et c’est comme ça qu’il a pu être sauvé. Par contre, ce matin, 3e ACV. Il est paralysé et ne peut plus parler. L’hôpital a demandé (il y a 1h ou 2) à ses enfants de se rendre à son chevet. Je n’aime pas être pessimiste, mais je dois avouer que présentement, je ne vois pas de revirements de situation positifs. »

À cela j’ajouterai que ce grand-père est le dernier grand-parent qu’il me reste et que je souhaite de tout coeur que son état de santé s’améliorera.

Lâche pas, Grand-Pop!

L’une et l’autre

Classé dans : L'Amoureux, La fatigue, Les affaires tristes, Moi, Petite noire — lancolia at 10:49 on Lundi, juin 16, 2008

La Rationnelle :
Ce n’était pas de ma faute. Un accident est un accident. Je n’ai pas fait exprès. Par chance, je suis en vie avec seulement quelques blessures. Il ne faut pas que j’arrête de conduire, sinon j’aurai un blocage.

L’Émotionnelle :
Je n’aurais pas dû faire de u-turn. J’ai scrappé l’auto dont rêvait L’Amoureux depuis si longtemps et qu’il avait finalement réussi à se procurer. Je ne veux jamais avoir de voitures, ni conduire. Tous les automobilistes sont imprudents.

Chaque jour, les deux se bousculent dans ma tête. Comme La Rationnelle a toujours été la plus forte dans presque toutes les sphères de ma vie, j’ai tendance à opter pour cette vision. Sous la douche le matin et sous les couvertures le soir, c’est plutôt L’Émotionnelle qui prend le dessus. La fatigue, sans aucun doute.

Suivi

Classé dans : L'Amoureux, La fatigue, Les affaires tristes, Moi — lancolia at 10:06 on Mercredi, juin 11, 2008

Oui, je souffre atrocement. Mon mal de dos situé dans la région lombaire s’est désormais étendu jusqu’au haut de mon dos. Ceci sans parler que je sens ma main gauche plus faible qu’avant et que mes deux pieds semblent plus fragiles. Il faut dire qu’immédiatement après l’accident, je trouvais que j’avais cette main et les pieds rackés. Les bobos sortent toujours un peu plus tard, à ce qu’on dit.

Au programme demain, donc : visite à la clinique de mon médecin pour second avis et conseil pour mieux dormir, mieux travailler et prendre du mieux. Et aussi avoir des renseignements à donner à Amoureux, qui est très inquiet de mon état, afin de le rassurer le plus possible.

Oh merde!

Classé dans : L'Amoureux, Les affaires tristes, Moi, Petite noire, Souvenirs — lancolia at 2:00 on Lundi, juin 9, 2008

Imaginez-vous la scène suivante.

Vous circulez à bord d’une petite voiture sport sur une rue résidentielle à double sens, une voie de chaque côté d’un terre-plein. Vous désirez vous stationner du même côté de la rue que la voiture de vos parents, à l’intérieur de laquelle votre mère vous attend. Après avoir enclenché le clignotant gauche pour signifier votre intention de tourner à la gauche, vous prenez un léger détour par la droite, pour mieux pénétrer l’autre voie. Signalons que les virages en U sont autorisés à cet endroit.

La mini-fourgonnette qui vous suit depuis quelques temps croit que vous vous stationner à droite, le long de la chaîne de trottoirs, et tente donc de vous dépasser par la gauche.

BANG! L’aile avant gauche de votre voiture ressemble à un vieux chandail fripé et la roue, elle, semble vouloir vivre sa propre vie.

Voilà ce qui s’est passé dans ma vie, samedi dernier, à 8h.

Nous attendons encore les conclusions du rapport de police à savoir laquelle des deux conductrices sera coupable, ou si ce sera 50-50. Est-ce que le policier aura considéré que j’ai été imprudente (malgré le clignotant) ou si ce sera plutôt l’autre dame qui aura été imprudente en ne remarquant pas mon clignotant et en ne ralentissant pas? C’est bien difficile de devenir ce qui se produira.

De mon côté, j’ai commencé à ressentir une douleur au bas du dos samedi soir. Je me suis donc rendu à la seule clinique ouverte le dimanche matin puisque la douleur était persistante et plus intense que la veille. Diagnostic : entorse lombaire, anti-inflammatoires pour 1 semaine.

Ça, c’est mon diagnostic physique. Celui de mon mental n’a pas été fait, mais je peux vous le résumer moi-même : choc et peur déraisonnable de tous objets de métal avec roues. Je me suis tout de même rendu au travail avec la voiture de mon père ce matin, et ce, sans pleurer. J’étais plutôt fière de moi. J’ai beaucoup pensé à ma cousine, à ce qu’elle avait du ressentir, à quel point elle avait du être terrorisé, à ce qu’elle avait pu penser à la fraction de secondes entre le « bang! » et l’inconscience. Déprimant, je sais. Mais je dois rappeler que j’étais déjà nerveuse en voiture depuis quelques années, alors ça n’a pas aidé.

Maintenant, j’attends la réponse de notre assureur, je gobbe mes anti-inflammatoires et je minimise mes mouvements brusques et les tâches difficiles.

Peines d’amitié ou comment avoir de l’inspiration après une intervention de Denise Bombarier

Classé dans : Les affaires tristes, Les amis, Mes opinions, Souvenirs — lancolia at 1:07 on Mardi, mai 20, 2008

Hier soir, je suis tombée sur l’entrevue de Denise Bombardier à l’émission de Denis Lévesque, à LCN (ou plutôt, j’avais une envie folle de rester écrasée sur le sofa et c’est mon père qui détenait la télécommande - donc pas le choix!). Ce n’est pas que je n’aime pas Madame B., mais je n’aime pas son attitude je-suis-meilleure-que-tout-le-monde et, surtout, sa manie de croire qu’elle détient la Vérité. Je n’apprécie pas non plus la nouvelle tendance qui est de faire appel à elle pour tous les sujets, comme si, justement, elle était une spécialiste de tous les domaines. Bref, hier soir, elle parlait de son bouquin sur les amitiés entre femmes et, notamment, des peines d’amitié. Ainsi, avec son charabia de c’est-comme-ça-que-ça-se-passe-mais-pas-moi-parce que-je-suis-tellement-mieux, j’ai tout de même été d’accord avec elle sur un point : les peines d’amitié existent et font très mal.

À la polyvalente
Par l’entremise d’une amie, je fais la connaissance d’un garçon particulier, appelons-le Xavier (nom fictif, bien sûr), et de son ami qui me font tous deux bien rire. Au fil du temps, Xavier et moi nous tissons d’une forte amitié, très loin de l’amour et des ambiguités. Nous avons beaucoup de plaisir ensemble, nous téléphonons presque tous les soirs et il vient me voir de temps à autres après l’école, malgré la distance qui en aurait normalement découragé certains. Bref, c’était une amitié gars-fille très intéressante qui m’apportait beaucoup.

Comme tout n’est pas parfait, notre amitié comportait aussi quelques hauts et bas. Xavier avait de la difficulté à être heureux, à trouver le positif dans le moins réjouissant, etc. Lorsque tout était blanc, il recherchait la moindre petite tache noire afin de l’amplifier et de démontrer qu’après tout, le blanc n’était pas si blanc. Un ami de ce genre siphonne beaucoup d’énergie et nous fait voir de plus en plus de petite tache noire dans le blanc le plus immaculé.

Malgré tout, c’était mon ami et j’aimais en prendre soin. J’adorais passer du temps en sa compagnie, jouer avec lui aux Hauts et bas d’une journée (qui consiste à dire son moment fort de la journée et le moment moins fort), etc.

À peine plus d’un an après le début de cette belle amitié, sans que je ne sache vraiment pourquoi, Xavier était sorti de ma vie. Du jour au lendemain, il tournait la tête lorsque nous nous croisions dans les corridors de l’école. Il ne m’appelait plus, ne me regardait plus. À ses yeux, je n’existais plus. Terminé.

Je lui ai écrit plusieurs lettres sans jamais les lui remettre afin de comprendre pourquoi. Juste pourquoi. J’ai passé plusieurs nuits à pleurer cette amitié perdue et l’incompréhension qui l’accompagnait.

Après le secondaire, on s’est revus. Alors que j’avais un peu bu, je lui ai posé LA question, celle qui faisait mal depuis si longtemps. Sa réponse? Parce que je n’avais pas le choix.

En fait, il m’avait demandé de faire un choix entre notre amitié et une autre, une vieille de plusieurs années et à laquelle je tenais énormément. Je lui ai dit que je ne pouvais prendre pareille décision et qu’il devait endurer que je ne puisse être entièrement dévouée à lui. Voilà, c’est pour cette raison que je me suis fait plantée là.

Pendant plusieurs années, nos rencontres n’ont tourné qu’autour de cela. Je ne décrochais pas, je lui en voulais de m’avoir fait si mal et, de son côté, de s’en porter si bien. Au fil des ans, plusieurs m’ont rassuré en m’expliquant qu’il n’était pas une bonne influence pour moi qui aimait tant la joie de vivre et, au fond, j’en étais consciente.

Toutefois, encore aujourd’hui, cette histoire me fait mal. Peut-être est-ce parce que c’est la seule amitié que j’aie perdu sans l’avoir voulu ou souhaité? Peut-être parce que le choc s’est produit à l’adolescence? L’amour? Non, je n’ai jamais cru à cette théorie : c’était comme mon petit frère.

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