Sir Paul

Classé dans : Les affaires drôles, Les certitudes, Mes opinions — lancolia at 8:22 on Jeudi, juillet 17, 2008

Je vous poste ce lien de Mike Ward à propos de la venue du célèbre membre des Beatles à Québec dans le cadre du 400e. C’est vrai que les gens aiment ça chialer pour chialer…

Et aussi parce que la dernière ligne m’a fait m’esclaffer, chose rare ces derniers jours.

La seule…

Classé dans : GRR!, Les affaires plates, Les certitudes, Mes opinions, Moi — lancolia at 2:41 on Mercredi, juillet 16, 2008

Suis-je la seule personne au monde qui part presque toujours avec l’idée que tout le monde est gentil, jusqu’à preuve du contraire?

Non pas que je sois naïve et un peu conne, nenon. Toutefois, avant de me dire « C’est sûr qu’il rit de moi » ou « Je te gage qu’elle va dire ça, là », je laisse aller pour voir ce qui arrivera. Pourquoi toujours avoir en tête que tout le monde est mauvais? La vie est tellement plus lourde, plus difficile à vivre dans ses moments.

Dans mon entourage, une personne qui m’est chère agit de cette façon et c’est très lourd. Elle est presque tout le temps découragée et fâchée parce qu’elle est « sûre » que ça va mal aller, qu’elle n’aimera pas ça, que ça va être plate, etc.

Aussi, elle a tellement une idée préconçue de certaines personnes que peu importe ce qu’elles diront ou non et de ce qu’elles feront ou non que ça nuit forcément à ses relations interpersonnelles. Une jolie fille de son âge passe dans la rue? C’est une pétasse qui la regarde de travers!

Je vous le dis, ce n’est pas de tout repos.

*La personne n’existe pas vraiment. Il s’agit plutôt d’un pot-pourri des personnes de ce type que je côtoie.

Peines d’amitié ou comment avoir de l’inspiration après une intervention de Denise Bombarier

Classé dans : Les affaires tristes, Les amis, Mes opinions, Souvenirs — lancolia at 1:07 on Mardi, mai 20, 2008

Hier soir, je suis tombée sur l’entrevue de Denise Bombardier à l’émission de Denis Lévesque, à LCN (ou plutôt, j’avais une envie folle de rester écrasée sur le sofa et c’est mon père qui détenait la télécommande - donc pas le choix!). Ce n’est pas que je n’aime pas Madame B., mais je n’aime pas son attitude je-suis-meilleure-que-tout-le-monde et, surtout, sa manie de croire qu’elle détient la Vérité. Je n’apprécie pas non plus la nouvelle tendance qui est de faire appel à elle pour tous les sujets, comme si, justement, elle était une spécialiste de tous les domaines. Bref, hier soir, elle parlait de son bouquin sur les amitiés entre femmes et, notamment, des peines d’amitié. Ainsi, avec son charabia de c’est-comme-ça-que-ça-se-passe-mais-pas-moi-parce que-je-suis-tellement-mieux, j’ai tout de même été d’accord avec elle sur un point : les peines d’amitié existent et font très mal.

À la polyvalente
Par l’entremise d’une amie, je fais la connaissance d’un garçon particulier, appelons-le Xavier (nom fictif, bien sûr), et de son ami qui me font tous deux bien rire. Au fil du temps, Xavier et moi nous tissons d’une forte amitié, très loin de l’amour et des ambiguités. Nous avons beaucoup de plaisir ensemble, nous téléphonons presque tous les soirs et il vient me voir de temps à autres après l’école, malgré la distance qui en aurait normalement découragé certains. Bref, c’était une amitié gars-fille très intéressante qui m’apportait beaucoup.

Comme tout n’est pas parfait, notre amitié comportait aussi quelques hauts et bas. Xavier avait de la difficulté à être heureux, à trouver le positif dans le moins réjouissant, etc. Lorsque tout était blanc, il recherchait la moindre petite tache noire afin de l’amplifier et de démontrer qu’après tout, le blanc n’était pas si blanc. Un ami de ce genre siphonne beaucoup d’énergie et nous fait voir de plus en plus de petite tache noire dans le blanc le plus immaculé.

Malgré tout, c’était mon ami et j’aimais en prendre soin. J’adorais passer du temps en sa compagnie, jouer avec lui aux Hauts et bas d’une journée (qui consiste à dire son moment fort de la journée et le moment moins fort), etc.

À peine plus d’un an après le début de cette belle amitié, sans que je ne sache vraiment pourquoi, Xavier était sorti de ma vie. Du jour au lendemain, il tournait la tête lorsque nous nous croisions dans les corridors de l’école. Il ne m’appelait plus, ne me regardait plus. À ses yeux, je n’existais plus. Terminé.

Je lui ai écrit plusieurs lettres sans jamais les lui remettre afin de comprendre pourquoi. Juste pourquoi. J’ai passé plusieurs nuits à pleurer cette amitié perdue et l’incompréhension qui l’accompagnait.

Après le secondaire, on s’est revus. Alors que j’avais un peu bu, je lui ai posé LA question, celle qui faisait mal depuis si longtemps. Sa réponse? Parce que je n’avais pas le choix.

En fait, il m’avait demandé de faire un choix entre notre amitié et une autre, une vieille de plusieurs années et à laquelle je tenais énormément. Je lui ai dit que je ne pouvais prendre pareille décision et qu’il devait endurer que je ne puisse être entièrement dévouée à lui. Voilà, c’est pour cette raison que je me suis fait plantée là.

Pendant plusieurs années, nos rencontres n’ont tourné qu’autour de cela. Je ne décrochais pas, je lui en voulais de m’avoir fait si mal et, de son côté, de s’en porter si bien. Au fil des ans, plusieurs m’ont rassuré en m’expliquant qu’il n’était pas une bonne influence pour moi qui aimait tant la joie de vivre et, au fond, j’en étais consciente.

Toutefois, encore aujourd’hui, cette histoire me fait mal. Peut-être est-ce parce que c’est la seule amitié que j’aie perdu sans l’avoir voulu ou souhaité? Peut-être parce que le choc s’est produit à l’adolescence? L’amour? Non, je n’ai jamais cru à cette théorie : c’était comme mon petit frère.

Je ne comprends pas. Prise 2.

Classé dans : GRR!, La famille, Les affaires tristes, Les anniversaires, Mes opinions — lancolia at 6:57 on Dimanche, mai 18, 2008

Journée de lutte contre l'homophobie

Je viens de trouver cette affiche chez Noisette et elle me rappelle une anecdote récente, lors d’un rassemblement familial pour la fête de ma mère, sa soeur et la petite-fille de ma tante. 

 Cette dernière a 5 ans, trippe sur les princesses à fond la caisse et possède plusieurs costumes de princesse pour s’amuser avec ses amies.

Elle a aussi un petit frère âgé de 3 ans. Lors de ladite fête, les costumes ont été sortis pour amuser les enfants. Lorsqu’on a 3 ans et que l’on veut jouer avec les autres, on se fout bien de notre look et encore moins du qu’en-dira-t-on. Une fois la robe rose à paillettes enfilée, les commentaires d’un ou deux oncles scandalisés ont commencé à être lancés. Je n’en ai pas fait de cas.

J’ai toute fois du fournir un effort quasi-surhumain pour ne pas hurler lorsque j’ai entendu quelqu’un « conseiller » ma cousine (la mère du petit) en lui disant :

« Ne ris pas*, si il était homosexuel, tu pleurerais. »

Mon oncle a plus de 70 ans et a bien des principes (auxquels je ne m’identifie pas toujours). Je le vois 3 ou 4 fois par année et c’est sincèrement toujours un plaisir. Ma cousine et moi nous sommes lancées un regard sans équivoque qui voulait clairement dire « Je peux pas croire que tu penses comme ça, mais je ne dirai rien parce que je t’adore et que je ne veux pas m’embrouiller avec toi. »

*Ne ris pas : On ne riait pas du petit en question, mais vraiment de la situation parce qu’il était vraiment drôle et que, bien sûr, sur le coup ça détonnait un peu, notamment avec la petite prune et les quelques égratignures. La princesse n’était pas aussi gracieuse que les autres, bien sûr, sans doute dû aux souliers de course Les Bagnoles et à la tendance du petit à vouloir tout casser.

Je ne comprends pas.

Classé dans : La famille, Les affaires tristes, Les amis, Les enfants, Mes opinions, Moi, Vie d'adulte, Vie de blogueuse — lancolia at 6:35 on Dimanche, mai 18, 2008

Trouvé dans le Monde en saignant (qui m’a fait verser une larme) qui, lui, l’avait trouvé chez Zed.

Parce que je ne comprends pas qu’en 2008, une Journée de lutte contre l’homophobie existe encore. Parce que je ne comprends pas à quel point certaines personnes peuvent être méchantes envers l’inconnu et à quel point certaines autres (parfois les mêmes) peuvent avoir été brainwashées à trouver ça weird, pas naturel, etc.

Aussi parce que je n’arrive pas, mais alors là vraiment pas, à comprendre des commentaires comme « Chanceuse! T’as un ami gay! ». Comme si d’avoir la personne Y comme ami/membre de la famille/etc. depuis des années ne pouvait être considéré que depuis le coming-out. Pour moi, ce n’est pas ça l’important. Pour moi, c’est l’amour que j’éprouve pour cette personne. C’est le sourire qui se met sur mon visage lorsque j’entends sa voix au téléphone, lorsque je reçois un courriel de sa part, etc.

Parce que, décidément, je n’arrive pas à comprendre que certains ne peuvent voir la vie qu’en termes de personnes normales et de fifs, de tapettes. Quel manque de savoir vivre! Quel non-respect!

Parce que je rêve pour les personnes bornées de s’ouvrir.

Parce que je rêve pour les personnes pour lesquelles une telle journée est organisée de toujours vivre dans la sécurité et l’épanouissement, sans violence, sans méchanceté.

Parce que je rêve pour Yanie, Étienne, Anthony, Mathis, Alicia, Liliane, Alexis, Léa, Aurélie et autres petits d’une génération à venir d’une vie où une Journée de lutte contre l’homophobie serait désuète et ne vaudrait plus le coup d’exister.