Question de style!

Classé dans : Moi, Mon boulot, Souvenirs, Vie d'adulte, Vie de blogueuse — lancolia at 4:25 on Lundi, octobre 27, 2008

Alors que j’étais étudiante, j’ai eu la chance de faire deux stages très formateurs dans la fonction publique fédérale et provinciale. Ce premier stage pour le gouvernement du Canada, surtout, m’aura forgé une qualité/défaut qui me définit maintenant presque entièrement : le straight-to-the-point.

Je m’explique. Ma superviseure n’était pas du genre à perdre du temps. Ces courriels étaient directs. Pas de « Bonjour Huguette! Comment ça va ce matin? Pourrais-tu me faire cela le plus tôt possible, svp? » Non. Elle, c’était « Merci de t’occuper de ceci pour tel événement. » C’est beau, poli et sans équivoque. Sa droiture m’impressionnait au plus haut point. Moi aussi, je voulais être écoutée et respectée comme cela.

J’ai donc rapidement appris à ne pas étirer mes courriels de longues phrases interminables. À aller straight-to-the-point. Pas de bla bla. Même chose pour mes appels. Je t’appelle pour ça. Tu as la réponse? Bien. Non? J’en ai vraiment besoin. Point.

Avec le temps, je m’aperçois que le straight-to-the-point doit être utilisé avec modération, car il peut souvent être perçu d’un mauvais oeil, même lorsque l’intention n’est pas mauvaise. J’ai perdu ma faculté de « flatter dans le sens du poil ». Une mauvaise chose? Pas vraiment quand on pense que j’étais une de ces enfants incapables de dire non, de s’affirmer et de tenir son point.

Tout ce préambule pour dire ceci : je viens de réussir à envoyer un courriel à une cousine en lui demandant comment elle allait, lui donner des nouvelles de moi pour finalement donner la raison de mon courriel. Je suis vraiment fière de moi! Normalement ça aurait donné : « Allô toi! Je me demandais si tu avais encore cela qui m’appartient. J’attends de tes nouvelles! ». À la limite du bête, je sais. Comme j’adore cette cousine, j’y ai mis du coeur et de l’effort.

Bref, je suis fière de moi.

N.B. Je crois que ce straight-to-the-point qui m’empêche de tenir ce blogue à jour. Pourquoi écrire s’il n’y a pas de fil conducteur précis? Pour raconter des histoires sans importance? Allons droit au but!

À ceux que j’aime, à ceux qui m’aiment

Classé dans : La famille, Les affaires tristes, Moi, Snif!, Souvenirs — lancolia at 8:02 on Mercredi, juillet 30, 2008

Quand je ne serai plus là, lâchez-moi!
Laissez-moi partir
Car j’ai tellement de choses à faire et à voir!
Ne pleurez pas en pensant à moi!
Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour!

Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m’avez apporté!
Je vous remercie pour l’amour que chacun m’a démontré!
Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.

Nous ne serons séparés que pour quelque temps!
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur!
Je ne suis pas loin et la vie continue!
Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai!
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là
Et si vous écoutez votre coeur, vous sentirez clairement
La douceur de l’amour que j’apporterai!

Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absent de mon corps, présent avec Dieu!
N’allez pas sur ma tombe pour pleurer!

Je ne suis pas là, je ne dors pas!
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d’automne,
Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l’étoile qui brille dans la nuit!
N’allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.
- Prière amérindienne

* Il s’agit du texte lu par moi, mon frère et mes cousines aux funérailles de mon grand-père… avec émotion, il va sans dire… J’ai lu le deuxième paragraphe et mon frère, le dernier.

Classé dans : La famille, Les affaires tristes, Moi, Snif!, Souvenirs — lancolia at 11:26 on Dimanche, juillet 13, 2008

Il ne verra jamais mon petit chez-moi d’adulte.

Il n’assistera pas à mes noces.

Il ne connaîtra pas mes enfants.

Il ne me fera plus de clin d’oeil accompagné d’un sourire en coin.

Il ne me regardera plus de ses yeux bleus intenses.

Mes parents resteront à l’hôpital jusqu’à 2h du matin, heure à laquelle d’autres membres de la famille prendront le relais au chevet de mon grand-père. Paraît que ce n’est qu’une question d’heures…

Oh merde!

Classé dans : L'Amoureux, Les affaires tristes, Moi, Petite noire, Souvenirs — lancolia at 2:00 on Lundi, juin 9, 2008

Imaginez-vous la scène suivante.

Vous circulez à bord d’une petite voiture sport sur une rue résidentielle à double sens, une voie de chaque côté d’un terre-plein. Vous désirez vous stationner du même côté de la rue que la voiture de vos parents, à l’intérieur de laquelle votre mère vous attend. Après avoir enclenché le clignotant gauche pour signifier votre intention de tourner à la gauche, vous prenez un léger détour par la droite, pour mieux pénétrer l’autre voie. Signalons que les virages en U sont autorisés à cet endroit.

La mini-fourgonnette qui vous suit depuis quelques temps croit que vous vous stationner à droite, le long de la chaîne de trottoirs, et tente donc de vous dépasser par la gauche.

BANG! L’aile avant gauche de votre voiture ressemble à un vieux chandail fripé et la roue, elle, semble vouloir vivre sa propre vie.

Voilà ce qui s’est passé dans ma vie, samedi dernier, à 8h.

Nous attendons encore les conclusions du rapport de police à savoir laquelle des deux conductrices sera coupable, ou si ce sera 50-50. Est-ce que le policier aura considéré que j’ai été imprudente (malgré le clignotant) ou si ce sera plutôt l’autre dame qui aura été imprudente en ne remarquant pas mon clignotant et en ne ralentissant pas? C’est bien difficile de devenir ce qui se produira.

De mon côté, j’ai commencé à ressentir une douleur au bas du dos samedi soir. Je me suis donc rendu à la seule clinique ouverte le dimanche matin puisque la douleur était persistante et plus intense que la veille. Diagnostic : entorse lombaire, anti-inflammatoires pour 1 semaine.

Ça, c’est mon diagnostic physique. Celui de mon mental n’a pas été fait, mais je peux vous le résumer moi-même : choc et peur déraisonnable de tous objets de métal avec roues. Je me suis tout de même rendu au travail avec la voiture de mon père ce matin, et ce, sans pleurer. J’étais plutôt fière de moi. J’ai beaucoup pensé à ma cousine, à ce qu’elle avait du ressentir, à quel point elle avait du être terrorisé, à ce qu’elle avait pu penser à la fraction de secondes entre le « bang! » et l’inconscience. Déprimant, je sais. Mais je dois rappeler que j’étais déjà nerveuse en voiture depuis quelques années, alors ça n’a pas aidé.

Maintenant, j’attends la réponse de notre assureur, je gobbe mes anti-inflammatoires et je minimise mes mouvements brusques et les tâches difficiles.

Premier toucher

Classé dans : Les amis, Les enfants, Moi, Souvenirs, Vie d'adulte — lancolia at 3:24 on Vendredi, mai 23, 2008

À l’adolescence, j’ai passé la majorité de mon temps avec deux amies, V. et MC, deux copines depuis très longtemps. N’empêche que nous étions 3 grandes amies qui avaient beaucoup de plaisir ensemble à faire de la photo, à bavarder, à rêvasser, à dire des conneries, etc.

Nos chemins se sont tranquillement séparés dès le cégep alors que nous ne fréquentions pas le même établissement. Par la suite, ce fut l’université qui m’amena à Sherbrooke et qui me coupa encore plus de mes anciennes copines.

Dimanche dernier, j’étais invitée au shower de bébé de V. J’y ai revu MC, qui sera la marraine de bébé Aurélie. En fin d’après-midi, les mains de MC et moi sur le bedon de V., je me suis soudain sentie très nostalgique, très vieille aussi, mais surtout nostalgique… et heureuse.

Bien sûr, je regrette d’avoir perdu de vue mes copines pendant toutes ces années. Toutefois, de voir à quel point un simple après-midi a suffi à ce que la chimie réopère m’a fait un bien immense.

Nostalgique, moi? Meuh non! ;-)

Peines d’amitié ou comment avoir de l’inspiration après une intervention de Denise Bombarier

Classé dans : Les affaires tristes, Les amis, Mes opinions, Souvenirs — lancolia at 1:07 on Mardi, mai 20, 2008

Hier soir, je suis tombée sur l’entrevue de Denise Bombardier à l’émission de Denis Lévesque, à LCN (ou plutôt, j’avais une envie folle de rester écrasée sur le sofa et c’est mon père qui détenait la télécommande - donc pas le choix!). Ce n’est pas que je n’aime pas Madame B., mais je n’aime pas son attitude je-suis-meilleure-que-tout-le-monde et, surtout, sa manie de croire qu’elle détient la Vérité. Je n’apprécie pas non plus la nouvelle tendance qui est de faire appel à elle pour tous les sujets, comme si, justement, elle était une spécialiste de tous les domaines. Bref, hier soir, elle parlait de son bouquin sur les amitiés entre femmes et, notamment, des peines d’amitié. Ainsi, avec son charabia de c’est-comme-ça-que-ça-se-passe-mais-pas-moi-parce que-je-suis-tellement-mieux, j’ai tout de même été d’accord avec elle sur un point : les peines d’amitié existent et font très mal.

À la polyvalente
Par l’entremise d’une amie, je fais la connaissance d’un garçon particulier, appelons-le Xavier (nom fictif, bien sûr), et de son ami qui me font tous deux bien rire. Au fil du temps, Xavier et moi nous tissons d’une forte amitié, très loin de l’amour et des ambiguités. Nous avons beaucoup de plaisir ensemble, nous téléphonons presque tous les soirs et il vient me voir de temps à autres après l’école, malgré la distance qui en aurait normalement découragé certains. Bref, c’était une amitié gars-fille très intéressante qui m’apportait beaucoup.

Comme tout n’est pas parfait, notre amitié comportait aussi quelques hauts et bas. Xavier avait de la difficulté à être heureux, à trouver le positif dans le moins réjouissant, etc. Lorsque tout était blanc, il recherchait la moindre petite tache noire afin de l’amplifier et de démontrer qu’après tout, le blanc n’était pas si blanc. Un ami de ce genre siphonne beaucoup d’énergie et nous fait voir de plus en plus de petite tache noire dans le blanc le plus immaculé.

Malgré tout, c’était mon ami et j’aimais en prendre soin. J’adorais passer du temps en sa compagnie, jouer avec lui aux Hauts et bas d’une journée (qui consiste à dire son moment fort de la journée et le moment moins fort), etc.

À peine plus d’un an après le début de cette belle amitié, sans que je ne sache vraiment pourquoi, Xavier était sorti de ma vie. Du jour au lendemain, il tournait la tête lorsque nous nous croisions dans les corridors de l’école. Il ne m’appelait plus, ne me regardait plus. À ses yeux, je n’existais plus. Terminé.

Je lui ai écrit plusieurs lettres sans jamais les lui remettre afin de comprendre pourquoi. Juste pourquoi. J’ai passé plusieurs nuits à pleurer cette amitié perdue et l’incompréhension qui l’accompagnait.

Après le secondaire, on s’est revus. Alors que j’avais un peu bu, je lui ai posé LA question, celle qui faisait mal depuis si longtemps. Sa réponse? Parce que je n’avais pas le choix.

En fait, il m’avait demandé de faire un choix entre notre amitié et une autre, une vieille de plusieurs années et à laquelle je tenais énormément. Je lui ai dit que je ne pouvais prendre pareille décision et qu’il devait endurer que je ne puisse être entièrement dévouée à lui. Voilà, c’est pour cette raison que je me suis fait plantée là.

Pendant plusieurs années, nos rencontres n’ont tourné qu’autour de cela. Je ne décrochais pas, je lui en voulais de m’avoir fait si mal et, de son côté, de s’en porter si bien. Au fil des ans, plusieurs m’ont rassuré en m’expliquant qu’il n’était pas une bonne influence pour moi qui aimait tant la joie de vivre et, au fond, j’en étais consciente.

Toutefois, encore aujourd’hui, cette histoire me fait mal. Peut-être est-ce parce que c’est la seule amitié que j’aie perdu sans l’avoir voulu ou souhaité? Peut-être parce que le choc s’est produit à l’adolescence? L’amour? Non, je n’ai jamais cru à cette théorie : c’était comme mon petit frère.

Fameux jour

Classé dans : Les affaires tristes, Les amis, Les anniversaires, Mes goûts, Souvenirs — lancolia at 3:31 on Mercredi, avril 23, 2008

Paradoxale. C’est ainsi que je qualifierais la journée de samedi prochain, le 26 avril. 

En 2008, ce sera la fête de Jou à notre bar préféré à Montréal. Ça risque d’être assez party animal, malgré le fait que je travaillerai le lendemain matin. 

En 2000, Stéphanie, ma cousine de 17 ans, décédait à la suite d’un grave accident de voiture. J’avais alors 15 ans. Dur, très dur coup. Je m’en suis remise, même si ça fait encore mal. 

Depuis 8 ans, je passe un 26 avril tranquille, non parce que je me l’oblige, mais bien parce que je me sens toujours yark et bof

Cette année, de toutes mes forces, pour moi, mais aussi pour Jou, je vais mettre cette lassitude de côté dès 18h afin de profiter pleinement de la soirée.

Bonne fête Chummé!!

Aura de merde

Classé dans : L'Amoureux, Les affaires drôles, Moi, Mon aura, Souvenirs — lancolia at 9:37 on Dimanche, février 10, 2008

À la fin du mois de janvier, je vous promettais un post sur mes auras qui me poursuivent depuis quelques années. En réalité, j’en ai un plus récurent que les autres. Voici donc mon récit, vraiment trop long, mais merde! il est 8 h 40, un dimanche matin!

Cet aura est apparu il doit y avoir près de deux ans de cela, au spectacle de Daniel Lemire. Assise à côté d’un petit couple dans la cinquantaine, rien ne laissait présager le terrible qui allait se dérouler peu de temps après, alors qu’un couple (la femme, un verre de vin à la main, et l’homme, l’air d’un tueur) vient avertir mes voisins de siège qu’ils ne sont pas assis au bon endroit et qu’il s’agit de leur place.

Oh merde!

Aussitôt les fesses posées sur le siège moelleux, la Dégueux (son surnom depuis l’événement) me laisse bien vite découvrir que la soirée risque d’être longue et pénible. L’odeur d’alcool qu’elle émane aurait quasiment pu diminuer les facultés des gens autour.

20 h - Le spectacle commence
Déjà, la Dégueux rit beaucoup trop fort, trop longtemps, ce qui m’empêche d’entendre le gag suivant. Après quelques minutes, elle s’esclaffe en plein milieu des lignes de l’humoriste. Extrait :

Daniel Lemire : L’autre jour, j’étais en voiture et je fais un u-turn
Dégueux : HA! HA! HA!!! U-turn!!!!!!!!!!!!!!
Daniel Lemire : (fin du gag que je n’entends pas par la faute de l’hystérique)
Salle et Amoureux : HA! HA! HA!
Moi : (Tabarnak!!!!!!!)

Un peu plus tard, mais toujours pendant la première partie - qui m’a parue une éternité, elle le trouve si bon Daniel Lemire, qu’elle s’en tape les cuisses… et les miennes! Wôôô!! Trop d’intimité, la Dégueux!

Ai-je oublié de vous mentionner qu’à chacun de ces éclats de rire, elle s’étouffait au point de quasiment cracher ses poumons? Vous ai-je déjà mentionné qu’une des choses qui m’horripile le plus dans la vie est une toux qui annonce à coup sûr un crachat - en fait, tout ce qui a trait au crachat et à la bave? Résultat : Oui, j’ai failli vomir sur les pieds d’Amoureux. Je ne tenais à ce point plus sur mon siège qu’Amoureux me proposait de changer de place et de lui péter la yeule. J’ai notamment du lui rappeler que 1) ça ne se faisait pas et que 2) son chum avait l’air d’un tueur prêt à écrabouiller n’importe qui.

Environ 15 minutes avant la fin de la première partie, un agent de sécurité est venu s’asseoir dans les escaliers, à hauteur de notre rangée, afin de la surveiller. Elle s’est contenue, je vous dirais…

Finale de l’histoire : À l’entracte, Madame Dégueux avait envie de pipi et d’un nouveau drink. En essayant de passer devant nous pour sortir de la rangée, elle tombe assise sur Amoureux, qui la repousse par réflexe. Elle monte péniblement les escaliers et, bizarrement, elle ne revient que pour tenir cette conversation avec son Tueur :

Dégueux : Hey! Donne-moi les clés de ton châr, y veulent pu que je reste dans la salle!
Tueur : T’es folle! J’te donne pas mes clés!
Dégueux : Donne-moé lé, criss! J’partirai pas avec ton châr!

Tueur lui a finalement donné ses clés. Moi, je n’ai pas vomi. Moi, je ne me souviens de rien du spectacle outre le criss de uuuuu-tuuurn! dont je ne connais même pas le punch!

Après cet épisode que je qualifierais de merdique, je me suis toujours retrouvée dans une salle aux côtés de la personne la plus bruyante, la plus dérangeante et qui, par conséquent, nuira à mon appréciation du spectacle. Dans le cas d’une salle plus intime, c’est évident que je me retrouverai en présence d’un de ses impolis qui coupe l’artiste parce qu’ils sont tellement drôles.

Ça m’est arrivé au spectacle de La Relève de l’École de l’humour, où une dame (saoule, c’est sûr) essayait d’être plus drôle qu’Alexandre Barrette. Probablement par manque d’expérience, le nouvel humoriste était constamment distrait par les intervention de la Gossante et répondait à toutes ses questions jusqu’à ce qu’il lui sorte son savoureux : Scuse-moi, là, mais ta gueule! ou quelque chose dans ce genre.

Ça m’est aussi arrivé lorsque je suis allée voir Michel Barrette avec Amoureux - son cadeau de fête. Tsé, il me semble qu’au moment où l’humoriste, que tu admires visiblement, te dit clairement que tu le déranges dans son travail et que tu es désagréable, ta gueule, tu la fermes!!

 Voilà pour mon aura qui, je vous rassure, perd de son intensité avec le temps. Au grand plaisir de mes compagnons de shows, je dois le dire!!

Souvenirs retrouvés

Classé dans : Les amis, Moi, Souvenirs — lancolia at 4:40 on Lundi, novembre 5, 2007

Ceux qui me connaissent vous le confirmeront, je rêve de retourner à la poly depuis que je l’ai quitté. Ces moments d’insouciance, de fous rires, de paniques d’adolescente, d’amitiés intenses, je les revivrais encore et encore. Et si j’y retournais, croyez-moi, je voudrais que certaines choses se passent autrement.

Secondaire 1 et 2
Premièrement, je réfléchirais avec ma tête et non avec celles de mes amies (qui, elles-mêmes, ne réfléchissaient pas vraiment).

Je me serais rendue compte dès le début que de nous planquer, mes amies et moi, devant la table du sooo plus beau gars de l’école (Philippe D.) à tous les midis et à toutes les fioutus récréations ne relevaient pas de la subtilité d’un agent secret, mais plutôt de l’adolescence un peu conne. Bien que ces années soient un peu floues dans ma tête, je ne me souviens que de ça. Trois filles un peu nunuches qui gloussent dès que le Nick-Carter-des-pauvres pose ses yeux dans notre direction.

Ce que je conserverais tel quel :
mon insouciance (malgré tout), ma rencontre avec Val en secondaire 1, les surnoms donnés à tous ceux que nous croisions… En voici quelques-uns : George, Armand, TouchMe, T-Fal, le Cornet…

Secondaire 3
Je foncerais. Même si aujourd’hui, je sais que ces amourettes n’auraient menées à rien (j’imagine, en tout cas!), j’aurais essayé un peu plus. Comme je me trouvais grosse (c*lisse!) et pas très jolie, je n’avais pas confiance en moi et ne croyais pas que l’on pouvait, peut-être, s’intéresser à moi.

Ce que je conserverais tel quel :
Les fous rires, les insides, les nouvelles amitiés, les amitiés renforcées, les soirées de filles avec Val, Marie-Claude et Kim.

J’aurais encore le béguin pour mon cher André (aujourd’hui papa!) parce que ça m’a tellement apporté de beaux moments et des insides débiles (M’a pété l’fond!, dit avec une voix un peu grand débile).

Je resterais dans mon cours d’Initiation à la technologie avec Kim (pour les insides encore tellement hot), avec Martin, Kevin, Claude B., mon beau Fred et ce cher Gaston… En bref, j’ai ADORÉ mon secondaire 3!

Secondaire 4
Il y a un ami que j’aurais soit tenté de retenir avec plus de vigueur, soit le laisser partir sans même tenter de le retenir, même un peu. Est-ce que j’y croyais à cette relation? Tellement.

J’interviendrais entre deux amis au cours d’un certain party chez mon cousin. Peut-être qu’ainsi, plusieurs choses ne se seraient pas déroulées de cette façon.

J’aurais TELLEMENT sauté sur mon kick lors d’un party de la Saint-Jean dont tout le monde se souvient encore, et pas seulement pour les couples weird qui s’étaient formés.

Même si le destin est le destin, sachant ce que je sais aujourd’hui, j’aurais retenu ma cousine chez elle le 26 avril 2001.

Ce que je conserverais tel quel :
La fusion des 2 groupes d’amis, ma rencontre avec Yannick parce qu’alors, je ne réalisais pas l’ampleur que prendrait cette relation.

Je continuerais à jaser et à être niaiseuse.

Je continuerais à consoler mes amies saoules.

Je continuerais à tripper sur G. C. parce que, pour une fois, ce n’était pas un béguin malsain.

Je poursuivrais mes cours d’arts-photos pour les moments magiques passés avec Marie-Claude et Val.

Je conserverais les moments délicats passés avec mes amis après la mort de ma cousine.

Secondaire 5
Encore une fois, je foncerais et je m’affirmerais.

Et je cruiserais… sti que je cruiserais!

Je mettrais certaines relations ambigües au clair. Des amitiés-amourettes ou des lubies d’adolescente?

Bien sûr, j’irais voir ma grand-mère plus tôt avec qu’elle ne meure.

Ce que je conserverais tel quel :
Les cours d’arts-photos avec Jolène, les cours de théâtre-production avec Jolène, Val et les belles rencontres, la nostalgie des derniers moments, la pièce de théâtre.

N.B. Je reviendrai dans un autre billet avec mes kicks du secondaire. Tellement d’histoires hilarantes à raconter!